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Courses : les légumes frais flambent, le reste du caddie reste sage

Sur le ticket de caisse de septembre, une ligne pèse plus que les autres : les légumes frais. Selon les résultats définitifs de l’Insee publiés le 15 octobre, les prix des produits frais ont bondi de 9,5 % sur un an, alors que les produits de grande surface hors frais restent quasiment stables. De quoi revoir sa façon de remplir le panier.

En bref
• L’alimentation augmente de 1,4 % sur un an en septembre 2026, après 1,1 % en août.
• Les produits frais s’envolent de 9,5 %, et les tomates, courgettes et autres légumes-fruits de 35,8 %.
• Hors produits frais, l’alimentation ne prend que 0,4 % sur un an.
• En grande distribution, épicerie, entretien et hygiène-beauté baissent légèrement (-0,3 %).

Que disent les chiffres définitifs de l’Insee ? #

La publication définitive de l’indice des prix de septembre 2026 (Informations rapides n° 247) confirme une inflation de 3,1 % sur un an, tirée avant tout par l’énergie. Mais pour le budget courses, c’est la ligne alimentation qui compte : +1,4 % sur un an, contre +1,1 % en août.

Ce chiffre moyen cache deux réalités opposées. D’un côté, les produits frais accélèrent fortement, à +9,5 % après +5,9 % en août et +3,8 % en juillet. De l’autre, le reste de l’alimentation, soit l’essentiel du caddie, n’augmente que de 0,4 %, au même rythme que le mois précédent.

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Pourquoi les légumes coûtent-ils si cher en ce moment ? #

L’Insee pointe notamment l’effet des vagues de chaleur de l’été sur les récoltes. La hausse la plus spectaculaire concerne les légumes frais à fruits, c’est-à-dire les tomates, courgettes et légumes du même type : +35,8 % sur un an, après +22,3 % en août.

Le mouvement touche aussi les légumes de garde. Les « autres légumes frais », catégorie qui regroupe carottes, navets, ail, oignons et poireaux, passent à +5,6 % sur un an, alors qu’ils étaient en baisse de 1,2 % en août. Côté fruits, melons et pastèques grimpent de 9,9 %, tandis que les dattes, figues et fruits tropicaux ralentissent à +2,5 %.

Le reste du panier reste calme

Le contraste est net avec les rayons d’épicerie. Le lait, les produits laitiers et les œufs ne prennent que 0,2 % sur un an. La viande ralentit à +1,9 %, les boissons non alcoolisées à +0,6 %, et le pain et les céréales sont même en légère baisse (-0,4 %).

Dans la grande distribution en métropole, les produits d’alimentation industrielle, d’entretien et d’hygiène-beauté reculent de 0,3 % sur un an. Autrement dit, la hausse que l’on ressent en caisse vient presque entièrement du rayon fruits et légumes.

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Comment limiter la casse sur les fruits et légumes ? #

La première règle découle directement des chiffres : la tomate et la courgette sont hors saison en octobre et ce sont elles qui ont le plus augmenté. Basculer vers les légumes d’automne et d’hiver, courges, choux, poireaux, endives, betteraves, permet de garder des légumes au menu sans payer le prix fort d’un produit en fin de récolte.

Deuxième réflexe : comparer au kilo, et non à la pièce ou à la barquette. Les prix au kilo sont affichés en rayon et c’est le seul moyen de comparer une barquette de tomates cerises à un filet de tomates en grappe, ou le vrac à l’emballé.

Troisième piste : le surgelé et la conserve. Les légumes surgelés nature et les tomates en conserve font partie de l’alimentation hors produits frais, la catégorie qui n’augmente que de 0,4 % sur un an. Pour une sauce, une soupe ou un gratin, la différence de goût est faible et celle de prix peut être réelle.

Les marchés et les petits producteurs

En fin de marché, beaucoup de maraîchers baissent leurs prix sur les produits abîmés ou très mûrs, parfaits pour une soupe ou une compote. Les paniers de producteurs et les formules « fruits et légumes moches » vendues dans certaines enseignes jouent le même rôle. Rien ne garantit qu’ils soient moins chers à chaque fois : la règle reste de comparer au kilo.

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Faut-il s’attendre à une détente ? #

L’Insee ne fait pas de prévision dans cette publication. Les prix des produits frais sont par nature volatils et dépendent des récoltes et de la météo, dans un sens comme dans l’autre. Les résultats définitifs d’octobre seront publiés le 13 novembre 2026 : ce sera le premier test pour savoir si la flambée des légumes de l’été se dissipe avec l’arrivée des produits d’hiver.

Pour suivre ces évolutions, l’Insee détaille sa méthode sur sa page de documentation de l’indice des prix à la consommation, qui recense aussi les séries par famille de produits.

Questions fréquentes #

Les prix alimentaires augmentent-ils beaucoup en ce moment ?

En moyenne, non : +1,4 % sur un an en septembre 2026. Mais les produits frais montent de 9,5 %, et les tomates, courgettes et légumes du même type de 35,8 %, selon l’Insee.

Les courses en supermarché coûtent-elles plus cher ?

Pas sur l’épicerie : en grande distribution, l’alimentation industrielle, l’entretien et l’hygiène-beauté baissent de 0,3 % sur un an. La hausse se concentre sur le rayon frais.

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Quand saura-t-on si les prix des légumes baissent ?

L’Insee publiera les résultats définitifs d’octobre le 13 novembre 2026.

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