Michel-Édouard Leclerc l’assure : les jouets de Noël ne devraient pas coûter plus cher cette année, parce qu’ils ont été achetés il y a huit mois. Le président du groupement E.Leclerc annonce en revanche une inflation générale qui pourrait atteindre 4 % début 2027.
- Le 3 novembre sur LCI, Michel-Édouard Leclerc a promis des jouets « pas chers » pour Noël.
- Seuls les produits sous licence resteront « toujours plus chers », selon lui.
- Il ne prévoit pas de forte hausse de l’alimentaire pour les fêtes.
- Pour 2027, il anticipe une inflation de 4 %, contre 3,4 % sur un an en octobre.
Plan de l'article
Que promet exactement le patron de Leclerc pour Noël ? #
Invité de LCI le mardi 3 novembre, Michel-Édouard Leclerc a voulu rassurer les familles qui préparent leur liste de cadeaux. Son argument est simple : les stocks de jouets ont été constitués bien avant la remontée récente des prix de l’énergie et du transport.
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« À Noël, les jouets, on les a bien achetés, on les a achetés il y a huit mois », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Capital. Il reconnaît un léger surcoût, « probablement de conteneurs », mais conclut que « les jouets, ce sera pas cher ».
Autrement dit, les jouets en rayon pour décembre ont été payés avant la remontée des coûts constatée cet automne. Ce sont surtout les commandes suivantes qui devraient en porter la trace.
Pourquoi les jouets sous licence font exception #
Le dirigeant fait lui-même une distinction. Les jouets classiques, jeux de construction, poupées ou jeux de société génériques, devraient rester sages. Les produits sous licence, liés à un héros de film, de série ou de jeu vidéo, resteront en revanche « toujours plus chers ».
La raison tient aux droits payés aux ayants droit, qui s’ajoutent au prix de fabrication. Pour les parents, la conséquence est concrète : comparer un coffret sous licence avec un équivalent sans personnage peut faire une vraie différence sur le budget, à jeu presque égal.
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Michel-Édouard Leclerc signale aussi un rayon qui pourrait augmenter : la papeterie. La fabrication du papier demande beaucoup d’énergie, et c’est justement l’énergie qui tire les prix vers le haut depuis plusieurs mois.
Et le repas de fêtes, va-t-il coûter plus cher ? #
Pour la table de Noël, le patron de Leclerc se montre aussi rassurant. « Pour Noël, je pense qu’on n’aura pas une grosse inflation alimentaire », a-t-il affirmé. Foie gras, saumon, dinde ou chocolats ne devraient donc pas connaître de flambée en décembre, selon son analyse.
Ces propos tombent dans un climat tendu. L’Indépendant rappelle que le jeudi 5 novembre, plus de 250 000 manifestants ont défilé dans 73 villes « contre la vie chère », selon la CGT.
Il faut garder en tête qu’il s’agit de la parole d’un distributeur, pas d’une prévision officielle. Une enseigne a tout intérêt à attirer les clients dans ses magasins pour les fêtes. Les étiquettes de décembre diront si la promesse est tenue.
Une inflation à 4 % attendue début 2027 #
Le message est nettement moins optimiste pour l’année prochaine. Michel-Édouard Leclerc table sur une inflation de 4 % au début de 2027, alors que la hausse des prix atteignait 3,4 % sur un an en octobre, d’après l’estimation provisoire de l’Insee citée par Capital.
Il cite plusieurs familles de produits exposées à la hausse des coûts de l’énergie et du transport : le verre, très gourmand en énergie, le plastique et les emballages, comme les bouteilles de lait ou de bière. Les marchandises importées par conteneurs depuis l’Asie pourraient elles aussi coûter plus cher.
Le dirigeant souligne enfin que la moyenne cache des écarts. Les 10 % de Français « dans la trappe à bas salaires » consacrent une part bien plus grande de leur budget à des dépenses contraintes, et ressentent donc plus durement chaque hausse.
Ce que les négociations avec les industriels vont changer #
Pour limiter la casse, le patron de Leclerc dit vouloir convaincre les grandes multinationales, qui pèsent selon lui « 60 % des grandes marques », de lisser leurs augmentations plutôt que de les répercuter d’un coup. Les négociations commerciales annuelles entre distributeurs et fournisseurs, qui se tiennent chaque hiver, seront le vrai test.
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Pour les consommateurs, le calendrier se dessine donc ainsi : des achats de Noël plutôt épargnés, puis un début d’année où les nouveaux tarifs négociés arriveront en rayon. Ceux qui hésitent sur un gros achat de jouets ou de cadeaux ont intérêt à ne pas trop attendre les soldes de janvier pour se décider.
Questions fréquentes #
Les jouets seront-ils plus chers à Noël cette année ?
Selon Michel-Édouard Leclerc, non pour l’essentiel : les stocks ont été achetés huit mois à l’avance. Seuls les jouets sous licence resteront plus chers.
Quelle inflation est attendue en 2027 ?
Le patron de Leclerc anticipe 4 % début 2027. Il s’agit de sa propre projection, pas d’une prévision officielle de l’Insee ou de la Banque de France.
Quels produits risquent d’augmenter ?
Il cite le verre, le plastique, les emballages, la papeterie et les produits importés d’Asie par conteneurs, tous sensibles aux coûts de l’énergie et du transport.




